LAURENT VALETTE – TEAM MANAGER X-BIONIC

Laurent Valette

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C’est Laurent Valette, athlète et Team manager de l’équipe X-Bionic qui se livre aujourd’hui sur Trail Session. Un homme aux multiples facettes que nous allons vous faire découvrir … 

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Trail Session Magazine : Bonjour Laurent et merci de répondre à nos questions !

Laurent Valette : C’est moi qui te remercie, je suis flatté de ton intérêt à mon sujet !

T.S.M : Pour commencer, peux-tu te présenter pour nos lecteurs ?

L.V : Bien-sûr, Laurent, surnom Lolo, ou la loutre pour certains, marié, 2 enfants Erwan 11 ans et Meije 9 ans. Je travaille au Conseil général de la Savoie et j’ai également monté en parallèle une petite société de consultant sport outdoor. J’habite à Rotherens en Savoie. Passionné de sport, j’ai pratiqué l’aviron pendant plus de 20 ans avant de basculer dans le monde du Raid Aventure et du trail (depuis 12 ans déjà). Ca passe vite, mais du coup, j’ai vu évoluer la pratique du raid et du trail de manière fulgurante ces dernières années.Tout d’abord sponsorisé par la marque X-Bionic, je suis devenue Team manager de la marque Suisse il y a 3 ans. J’ai également eu la chance d’intégrer un Team testeur international pour la marque américaine Polartec, rassemblant 10 athlètes dans le monde venant de divers univers sportifs pour tester des prototypes (VesteNeoshell, Alpha). Inutile de te dire que c’est passionnant, avec des feedbacks en anglais et des meeting à Boston très riches. Je suis également collaborateur pour le mag endurance et comme je l’évoquais plus haut, je propose des conférences pour des entreprises «Tous ensemble vers les performance» où j’évoque toutes le ficelles du management, du travail en équipe en me basant sur le sport outdoor et notamment le Raid Aventure (Capitaine, équipiers, motivation, stratégie, ….). Ca marche bien car les participants s’identifient totalement aux propos imagés par des images exceptionnelles de Raid Aventure.

Page facebook Pro Lv Consultant.

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“Ta limite elle existe, tu peux l’approcher, flirter avec elle pour aller vers la performance, mais il ne vaut mieux pas la dépasser.” Laurent Valette.

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T.S.M : Tu viens du monde du Raid Multi-sport, quelles sont les valeurs et qualités que tu as pu développer et qui te sont utiles dans ta pratique du Trail ?

L.V : Ah ! le raid aventure, c’est quelque chose… Tout d’abord, ce qui est intéressant, c’est cette notion d’équipe: Partager, partir et arriver ensemble, vivre des aventures folles à plusieurs… Car vivre des moments intenses seul, en trail ou ultra c’est bien, mais partager ces moments à plusieurs, quel pied ! Après, l’ambiance qui règne sur ces épreuves, notamment longues, en étapes ou non stop, c’est unique. Le respect des autres, l’entraide entre équipiers, entre assistants, mais également entre équipes, c’est incroyable. Et puis voyager dans le monde en pratiquant le raid, c’est une immersion totale dans un pays, une région. On passe par des endroits où même les locaux ne vont pas. Alors pour répondre à ta question, je pense que le raid rend humble, avec soi, avec les autres. Tu peux aider un coéquipier et te faire aider à ton tour quelques heures ou quelques jours plus tard. Il faut accepter l’aide et mettre sa fierté dans sa poche pour le bon fonctionnement de l’équipe. Aussi, un gars fort qui se trouve 100 mètres devant ne sert à rien. Par contre si il se met au service du Team, en tractant, soulageant un équipier en souffrance, là il est utile. Je n’oublie pas non plus le rôle hyper important des assistants sur certains formats de course ; rôle souvent ingrat mais tellement important pour la bonne réussite de l’épreuve. Sur les raids, tu pousse la machine au plus loin, tu découvres tes limites. Et découvrir ses limites, c’est mieux se connaître et apprendre à se gérer. D’ailleurs à ce propos j’entends souvent parler du dépassement de soi, ou «il a dépassé ses limites»… Certainement pas, ta limite elle existe, tu peux l’approcher, flirter avec elle pour aller vers la performance, mais vaut mieux pas la dépasser. Tu découvres alors ton corps et ton mental qui, à un moment donné, va prendre le dessus sur la carcasse pour t’emmener vers la ligne d’arrivée. Ce sont des sensations incroyables, comme un dédoublement de la personnalité. Tu vois, lors de la Diagonale des Fous de l’année dernière, j’ai du stopper la course sur blessure. Après, j’ai suivi Mélissa (sa compagne ndlr) sur les derniers points de ravitos. Cela m’a permis de voir ce qui se passait dans la 2ème partie de course et d’encourager ma douce et les autres participants. Je l’ai vu bien cramée, fatiguée par toutes ces heures de courses sans dormir, je l’ai vu un peu perdue dans son esprit. Mais j’ai découvert aussi une Mélissa différente, persévérante, battante que rien ni personne n’aurait pu arrêter jusqu’à la ligne d’arrivée (elle mettra 59 heures). C’est son mental qui menait le bal, elle était comme transcendée, c’est dur à expliquer.

Après moi j’aime bien alterner des belles épreuves en équipe, et me retrouver aussi seul avec moi-même sur les trails et ultras trails. Le raid m’a apporté justement un bon mental, car en équipe tu vas chercher très loin dans tes retranchements pour le Team. Du coup, seul, tu sais que tu peux taquiner les limites un peu plus que la moyenne. Après pour moi, les valeurs importantes sont le respect envers les trailers et les organisateurs, le fair play, la propreté des sites traversés et la bonne humeur. Ma devise ça a toujours été de «faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux» car ce n’est que du sport et une passion. Il me semble parfois croiser des personnes qui sont un peu dans le «faire les choses sérieusement en se prenant au sérieux» ; ou même «faire les choses pas sérieusement en se prenant très au sérieux». mais ça reste très rare, du moins je l’espère.

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T.S.M : Tu es donc le Team Manager de la marque Suisse X-Bionic, peux-tu nous développer ton rôle et tes missions au sein de l’équipe ?

L.V : Oui, c’est assez incroyable, même moi j’ai parfois du mal à y croire. Mon rôle est très simple, depuis 3 ans, l’idée est de monter un Team sport Outdoor X-Bionic France pour représenter au mieux la marque dans l’univers du sport nature. Pour cela, on a un team ski alpinisme fille, un team trail et un team raid. Nos athlètes (mes perles comme j’aime les appeler) sont tous nos meilleurs ambassadeurs sur le terrain. J’ai souhaité proposer à la marque des athlètes possédant naturellement les valeurs que j’évoquais auparavant. Pour moi, un champion ce n’est pas que des résultats. Si c’est un athlète qui ne partage pas, qui est inabordable, imbu de sa personne, cela ne nous intéresse pas car un décalage se crée avec le reste du peloton et du coup cela n’a aucun intérêt pour la marque. Alors nous privilégions des athlètes sympathiques qui ont la même devise que moi sur la notion de sport passion. Et ça marche plutôt bien il me semble, du moins je l’espère car les retours terrain ne me semblent pas négatifs à l’encontre de notre équipe.

Concernant mon rôle : Je dois gérer nos athlètes au niveau des tenues, des demandes spécifiques, des compte-rendus, photos, participations aux courses…. Je ne mets aucune pression de courses et de résultats, je n’impose rien. Ils sont libres de choisir leurs courses et leurs objectifs. En retour je souhaite avoir de l’image, des photos, des infos et bien-sûr qu’ils portent nos équipements. Mon rôle est de faire le tampon entre la société et le terrain. Je gère également la page facebook de X-Bionic France qui cartonne, ça fait plaisir. Mon autre mission consiste également à trouver d’autres partenaires pour le team comme Camelbak, Black Diamond, Pulsar et récemment Casco qui va nous rejoindre pour 2014. Les athlètes Elite X-Bionic sont également ambassadeurs Sidas Sport France et X-Socks. Mais je reviendrais sur le Team lors d’un prochain entretien il me semble. J’évoquerais à cette occasion ma vision du Trail actuel, des Team, des élites, du milieu en général.

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Laurent Valette.

T.S.M : Comment arrive-tu à gérer ta vie de famille avec tes activités sportives et de management en plus de ton boulot ?

L.V : Et bien j’optimise on va dire. La famille est la priorité numéro 1. Je m’entraîne le plus souvent entre midi et 2 et dans le week-end je prends des créneaux. On en discute toujours avec Mélissa pour être bien d’accord car elle est également sportive, du coup elle comprend ce besoin d’entraînement mais ça ne va pas que dans un seul sens. Ensuite on définit les grands événements sportifs de la saison pour s’organiser si je dois partir quelque part plusieurs jours (ou si mélissa part aussi quelques jours). Ensuite ma 2ème vie pro liée au sport s’organise un peu tout le temps, selon les priorités du moment. Je crois que j’ai assez bien la notion de priorité et de savoir dire stop si nécessaire. C’est à dire qu’au niveau des missions, je les accepte que si je sens que c’est possible de les intégrer dans mon temps. Tout d’abord pour faire les choses du mieux possible, sans les bâcler, et pour ne pas prendre du temps supplémentaire sur la vie familiale.

T.S.M : Une journée d’entraînement avec Laurent Valette, ça donne quoi ? Tu suis un programme ?

L.V : Oh, je te dirai que ça dépend des objectifs et des journées. Alors c’est compliqué à dire. L’hiver j’aime couper la course à pied pour pratiquer le ski de fond à la Féclaz. Sinon je cours entre midi et deux au boulot sur Chambéry. Je vais parfois en salle faire du RPM. Aux beaux jours je vais bosser en vélo (40km de la maison)… Bref, ça dépend. Au niveau du programme, je n’en ai pas vraiment ces derniers temps. Mais j’ai décidé de changer cela en vue du NORSEMAN. Mon ami Jean-Michel Durix va me préparer un programme, les grandes lignes directrices pour réussir le pari de revenir avec ce fameux t-shirt noir le 2 août prochain. En fait je crois que je suis un caméléon sportif, l’idée est de se transformer en trailer pour un objectif trail, en triathlète pour le Norseman,…. J’aime bien ce concept. Ah oui j’oubliais, une course un peu folle: c’était à Val d’Isère, il fallait monter le plus de fois possible la face de la Solaise (+750m) en 24h (descente en télésiège). J’avais terminé 3ème avec 20 montées soit 14000m de D+. C’était original avec une belle ambiance.

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“Mais des anecdotes de pires moments, je pourrais passer la nuit à te les raconter. Mais comme l’explique Sébastien Chaigneau, réussir un Ultra, c’est gérer les moments de moins bien…” Laurent Valette.

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T.S.M : Quels sont les plus beaux résultats de ta carrière pour le moment ?

L.V : On va rester dans le milieu du Raid et du Trail et ne pas parler Aviron. Disons que la performance dépend de toi et de ton niveau, à chacun sa notion et sa performance. J’ai eu la chance de participer à 3 Marathons des Sables en améliorant mon résultat à chaque fois ce qui était mon challenge. 35ème en 2004, 33ème en 2008 et 27ème/1100 en 2010. En ultra j’ai terminer l’UTMB à la 114ème (32h) place il me semble, c’est pas une grosse performance mais après 3 échecs, j’étais content de le finir. En 2011, je termine la Diagonale en 117ème place je crois, là-aussi j’étais content. Sinon, j’ai terminé plusieurs fois dans les 15 premiers du Grand Raid 73, 10ème de l’Annecime (Maxirace), 1er du trail des Karellis. Au niveau raid par contre, il s’est passé beaucoup d’événements, je vais ennuyer tout le monde avec mes résultats. Je garde en mémoire cette fabuleuse 2ème place à l’étape de coupe du monde des Raids en Patagonie en 2012, mes 3 championnats du monde de raid aventure expé au Québec, Brésil, Portugal, ma participation à l’Abu Dhabi Adventure Challenge,…. 3 victoires au Raid Edhec, notre récente victoire sur un super Raid la Transmarocaine en 2013…. et bien d’autres victoires et podiums sur des raids en France. Bref…. voilà, puis comme je n’avais jamais fait de triathlon, j’étais satisfait de finir l’Embrunman l’été dernier en milieu de classement.

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Laurent Valette.

T.S.M : Ton pire moment de course ?

L.V :  Ola….. Il y en a eu tellement. Comme ça, je dirai un de mes abandons à l’UTMB où j’étais 50ème à la Fouly, et malheureusement j’ai du mettre le clignotant tellement j’étais pas bien, avec chute de tension et vomissement pendant 3 heures…. En raid, mes endormissements répétés sur la dernière coupe du monde en Argentine, faut-dire qu’on a dormi 5h en 100h de courses. Un réveil brutal au Brésil après une micro sieste où j’avais les yeux ouverts, mais mon cerveau ne fonctionnait pas normalement, genre qu’est ce que je fais là ? Toujours au Brésil, sur une section estimée à 16h, on mettra 27h à tracter le kayak dans 20cm d’eau, en manquant de nourriture. Sur l’étape longue du Marathon des sables, j’arrive complètement cuit, je suis à la limite de la perf (pas la performance mais la perfusion). Et sur le MDS, qui dit perf dit pénalités. Il fait nuit, je m’esquive et part vomir vers ma tente. Je serai sauvé par Christophe Aubonnet qui me file un crocodile vert haribo que je laisse fondre dans ma bouche le reste de la nuit, pour remettre l’estomac en état et reprendre des forces durant la journée de repos. La soif aussi lors du Abu Dhabi Adventure Challenge, un manque d’eau évident dans la section désertique lors des 110km de trail, dur dur, à compter les gouttes d’eau, c’était rude…. Mais des anecdotes de pires moments, je pourrais passer la nuit à te les raconter. Mais comme l’explique Sébastien Chaigneau, réussir un Ultra, c’est gérer les moments de moins bien… Dernièrement, je peux citer cette Diagonale des Fous en 2013, où le docteur m’arrête en haut du Maïdo car mes releveurs de la chevilles et la gaine notamment étaient trop enflammés… au 115ème km, ça fait mal à tous les niveaux. Quand t’es pas bien sur une course mais que tu passes la ligne d’arrivée, tu oublies très vite ces moments là, mais quand tu ne termine pas… C’est plus difficile à oublier.

T.S.M : Tu as récemment été blessé, peux-tu nous en parler ?

L.V : Et bien je l’évoquais au-dessus, cette blessure traîne depuis maintenant 3 mois. Pascal Blanc m’a dit à la Réunion que c’était une M…. ce truc. Il avait raison. Comme l’inflammation ne passait pas, on a décidé de faire une infiltration il y a 10 jours pour résorber l’oedeme. Alors là, c’est repos total. Je vais reprendre sans les jambes mais c’est long…. pfff….

T.S.M : Tu as des projets pour 2014 ? Lequel se dégage en priorité pour toi ?

L.V : Et quel projet, le ISKLAR NORSEMAN XTREM TRIATHON : Le triathlon le plus dingue de ces dernières années en Norvège sur des distances IronMan : 3,8km dans un fjord à 11°, 180km de vélo avec plusieurs cols et un climat capricieux, et le marathon qui emmène les athlètes au sommet du Gaustataupen à 1880m. J’ai la chance d’avoir été retenu car seuls 10 français ont un slot, et nous serons que 250 ou 300 au départ. Alors une nouvelle fois, je vais me transformer en triathlète «raider» car là, ça va être un sacré chantier. Mais ce genre de défi m’inspire et m’excite : l’inconnue…. totale, j’adore !

T.S.M : Coté alimentation, Laurent Valette va au Mc Donald ou pas ?

L.V : Pour le Mac Do c’est rare et seulement avec les arsouilles. Sinon, je dirai que j’ai une alimentation normale, mais que je profite également des bons repas, des plats savoyards et de bons crus avec plaisir. Je ne suis pas du genre à manger des graines (rire). Je fais attention quand il faut et je profite de la vie aussi quand je le peux… Suis fan des bbQ aussi… Ah si , je me suis rendu compte que je digérais bien mieux le riz et les patates que les pâtes avant les courses, alors on en mange plus souvent. Après je suis suivi par Nutratlétic au niveau boissons et conseils en nutrition, et ça c’est vraiment top car tu te rends compte qu’on fonctionne comme une voiture. Il faut mettre de l’essence de qualité dans le moteur et surtout lors d’une course, faut pas tomber en panne (rire).

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Laurent Valette

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T.S.M :  Une course qui te fait rêver ?

L.V : Oh toujours, c’est vrai que j’ai quasiment participé à toutes les courses dont je rêvais il y a 10 ans. Imagine : Marathon des sables, Diagonale des Fous, UTMB, Raids Aventures en Patagonie, au Brésil, … ,Trail à Maurice à Rodrigues… L’embrunMan, et en août le Norseman… Et après ? Un ultra ou une course par étape en Argentine me dirait bien genre La Mission, ou El Cruce,…. Ou d’autres, j’en sais rien en fait. Mais l’hiver prochain puisque là , c’est rapé, je souhaite participer à la GTJ200, la course de ski de fond la plus longue du monde organisée par Patrick Bohard, 200km de ski en équipe de 2, Wow… J’adore l’idée ! Et je connais déjà ma coéquipière si elle est toujours d’accord l’année prochaine.

T.S.M : On te largue demain sur une petite île avec deux Traileuses, tu choisis qui ? (rire)

L.V : Alors déjà pour l’île je propose Rodrigues car c’est une île aux trésors et un sacré coup de cœur. J’ai la chance de participer au Trail de Rodrigues et cet un endroit  magique. Avec 2 traileuses, t’es cool toi ! Je vais avoir des soucis à la maison avec ton largage de lolo dans une île avec 2 filles. Remarque elles courent tellement vite maintenant que je ne suis pas près de les rattrapper. Et puis j’ai eu l’occasion de partir 2 fois à La réunion (encore une île magnifique) et une fois à Maurice avec ma douce, Mélissa, c’est bien non ? J’ai aussi passé quelques jours avec Emilie Lecomte sur l’île de Rodrigues et Julia Bottger sur l’île Maurice, c’est déjà pas mal, gâté le lolo non ? Après ben disons que je prends mon joker ! (sourire)

T.S.M : Et pour finir tes coups de cœur 2013 ?

L.V : 

  •  1 Raid : La Transmarocaine ; ce raid en étapes m’a permis de découvrir l’Atlas marocain. J’ai été bluffé par sa beauté, tous les jours on changeait de décor, j’ai adoré.
  • 1 Trail : Le Trail de Rodrigues (38km), une petite île de 18km de long située dans l’océan indien. Une île aux trésors et le trésor et bien c’est sa population.
  • 1 Trail bis : Le Xtrem Dodo Trail, un parcours aérien technique somptueux de 50km sur une île aux panoramas magiques organisée entre autre par mon ami Yan de Maroussem.
  • 1 Trailer homme : Sans aucun doute Xavier Thévenard. J’ai partagé la chambre avec le jurassien tout d’abord à Rodrigues puis à Maurice avant sa victoire à l’UTMB. Un mec en or massif, authentique, simple, rustique, adorable.
  • 1 Traileuse : J’ai été épaté par l’année de Caroline Chaverot qui est une perle adorable.

Aussi, lors de Sky Race, je ne courais pas car Mélissa participait à la course et du coup je faisais un topo pour le Mag. Je vois arriver la 1ère féminine, tout fraîche avec un grand sourire. Je m’approche pour lui demander ses impressions alors qu’elle s’effaçait déjà, discrètement pour aller au bord de l’eau. J’ai été touché par cette attitude faite de discrétion, genre je me suis bien fait plaisir sur ce beau parcours, c’est l’essentiel, le reste n’est que du bonus… J’apprécie les personnes discrètes qui envoient du lourd, ça change de certaines grandes bouches qu’on entend parfois, alors que le résultat n’est pas la hauteur du son de leurs voix. C’est fille, c’est Delphine Roux.

T.S.M : Merci Laurent de ta disponibilité !

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Retrouvez l’actualité de Laurent sur son site: http://www.loloraidoutdoor.com/ (blog de l’année 2011)

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TS

Trail Session Magazine, 2014.

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