La Madagazelle : du trail, de l’humanitaire et des sourires !

La Madagazelle : du trail, de l’humanitaire et des sourires !

Trail Session vous amène à la découverte de ceux qui font le trail au quotidien, loin des records, des élites et des gros événements sponsorisés.

Les coureurs comme nous tous, qui rendent ce sport si particulier et font de la course à pied des moments de vie incroyables !

Aujourd’hui, on part à la découverte de Béatrice et Léa, qui reviennent d’une course humanitaire à Madagascar. Elles nous racontent leur aventure, des étoiles encore plein les yeux.

Bonjour les filles, présentez vous rapidement et expliquez nous ce que vous venez de réaliser :

Je suis Béatrice, une infirmière de 52 ans, coureuse à pied régulière (au moins deux fois par semaine). Et je suis Léa, étudiante infirmière de 22 ans et… pas du tout coureuse ! Sportive aguerrie (sport collectif), j’ai quand même du enfiler les runnings 2 mois avant le départ pour me préparer ! Nous nous sommes lancées un défi mère – fille il y a deux ans (pour nos 20 et 50 ans) : faire la Madagazelle ensemble !

La Madagazelle, c’est une épreuve sportive exclusivement féminine qui associe course à pied et actions solidaires auprès des enfants, sur l’île de Madagascar.

Pour le côté sportif, chaque jour nous parcourons une dizaine de km de trail avec une arrivée dans une école d’un village. Il y a un classement et un chrono, mais la course peut également s’effectuer à la marche. Deux groupes sont d’ailleurs constitués avec des départs différés.

L’action solidaire se concrétise elle par l’apport de matériel scolaire. Chaque « gazelle » (le surnom des coureuses) prépare un colis de fournitures, qu’elle remet directement aux élèves rencontrés. Six école sont visitées au cours du séjour, et c’est à chaque fois une belle occasion de rendre heureux de nombreux enfants par cette action concrète. Cette aide permet l’amélioration de l’éducation des enfants, c’est une amélioration globale de leurs conditions à l’école. 

Le directeur de course, Jean Michel Ferron, organise également des courses féminines sur le même principe au Sénégal et au Népal : senegazelle.fr

Comment on prépare un tel événement ? 

Chaque participante s’engage à récolter du matériel scolaire en France. Pour notre part, nous avons cumulé 90 kg de stylos, crayons ,feutres ,trousses, cartables, petites peluches pour les plus petits, etc.

Pour cela nous avons pu compté sur l’aide de notre entourage familial, copains, collègues  ainsi que quelques entreprises qui ont accepté de se prendre au jeu et de nous aider.

Comment se déroule la course ?

Nous partons un peu dans l’inconnu avant le départ, tout le monde se retrouve à Paris et nous embarquons pour Nosy Be (une archipel au Nord de Madagascar). Nous étions 32 filles, aux profils très variés, de 17 à 60 ans. 

Une fois sur place, les différentes épreuves nous ont amené sur différentes îles : Nosy Komba, Nosy Iranja, le Mont Passot, etc. Au final, 6 étapes en pleine nature avec des dénivelés variables et des terrains de jeux différents : au milieu des plantations de café, de vanille, ananas, où nous croisons des zébus, lémuriens !

La plus belle étape nous a amené à courir sur une longue traversée de sable blanc avec une immensité d’eau turquoise de part et d’autre, incroyable !

Que retenez vous de cette expérience ?

Léa : C’était une aventure magique, tout simplement ! Les paysages paradisiaques, les courses (bien assez difficiles pour moi !), la découverte de ce pays et surtout les sourires des enfants… tout cela restera gravé longtemps au fond de moi ! Et bien sur, je suis fière d’avoir accompli cela avec ma mère qui m’a amené avec elle dans ce défi, cette expérience a beaucoup renforcé notre complicité. 

Béa : Une aventure humaine hors du commun ! Je retiens toutes ces rencontres avec les enfants : ils se réjouissent d’un rien, un cahier, un selfie ou un simple moment de jeu ; et ils nous donnent énormément par leurs sourires, leurs rires communicatifs et leurs accueils fantastiques : chaque arrivée se fait sous les chants et danses des enfants… des frissons et des larmes garanties ! C’est une course très particulière, très rapidement vous oubliez un peu la compétition pour simplement profiter des paysages et de l’ambiance. Au final, je suis très fière d’avoir partagé tout cela avec Léa, qui n’est pas coureuse mais a su s’accrocher et se dépasser pour revenir avec plein d’étoiles dans les yeux !

Quel est votre meilleur souvenir ? 

Léa : difficile de retenir un seul moment… Je dirai la course sur le banc de sable (un lieu magique !), le lâcher de bébés tortues sur la plage, ou encore toutes les chansons des enfants à nos arrivées.

Béa : L’arrivée de la dernière course, sans hésiter ! On s’était arrangé avec toutes les filles pour terminer toutes ensemble, les enfants nous ont accueilli par des chants, etc. Le point d’orgue d’une aventure humaine hors du commun, beaucoup de liens se sont créés durant cette semaine, alors forcément cette dernière étape était très chargée émotionellement ! 

Un jour nous avons également eu la chance d’assister à un lâcher de bébés tortues nés la veille, un moment très émouvant de voir ces petits êtres partir à la conquête de l’océan, c’était un spectacle magique que nous ne verrons qu’une fois dans notre vie !

Dernière question, pensez vous participer à d’autres événements de ce genre dans le futur ? 

Léa : oui, pourquoi pas ! Dans quelques années quand je serai infirmière diplômée!

Béa : oui bien sur ! J’avais déjà fait la gazelle au Népal et je prépare déjà une autre course comme celle ci qui allie le sport, la découverte d’un pays et les habitudes de vie de ses habitants. C’est une belle façon d’essayer d’apporter un petit peu à ces gens dans le besoin, même si ce n’est qu’une goutte d’eau!

Chacun de ces voyages représente des parenthèses de vie, où l’on sort de nos zones de confort, et qui nous permettent de revenir à chaque fois un peu différente !

La Madagazelle s’est déroulée cette année du 10 au 22 Juillet. Léa et Béatrice terminent la course ensemble à une belle sixième place sur 32 participantes.

Propos recueillis par Corentin Crouzet

©Trail Session Magazine, Août 2019

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