Le biquotidien : de temps en temps… c’est bien !

guillaume

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Si, pour des athlètes de très haut niveau ou encore pour les duathlètes/triathlètes c’est monnaie courante que de pratiquer le biquotidien (voire le tri-quotidien), cette méthode d’entraînement gagne de plus en plus les plans des Traileurs. Que ce soit pour des raisons pratiques ou dans le but de préparer du long, les bienfaits du biquotidien gagnent le cœur des Traileurs… Attention toutefois de ne pas faire n’importe quoi !

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Qu’est-ce que le biquotidien ?

C’est tout simplement le fait de caler deux entraînements dans la même journée. Le biquotidien ne signifie pas forcément deux entraînements de course à pied. Vous pouvez varier les plaisirs : le vélo ou encore la natation sont très bénéfiques à nos corps (musclés…) de Traileurs (gainage et renforcement musculaire) et  bien moins traumatisants pour nos articulations.

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Comment le pratiquer ?

Chacun adapte sa pratique de la course à pied selon ses contraintes professionnelles et sa vie familiale, c’est aussi comme cela qu’il faut gérer le biquotidien… Certains utiliseront le créneau du matin (avant que toute la famille ne se réveille) et profiteront de la tranquillité matinale pour faire un petit footing, ou à contrario une séance de piste (ou fartlek),puis repartiront le midi ou le soir pour leur deuxième séance.
D’autres profiteront de la pause déjeuner du midi et compléteront leur entraînement par une autre sortie le soir (qui pourrait être réalisée à vélo). Aller au boulot à vélo ou à pied, à la piscine entre midi et deux ou encore partir faire sa sortie en soirée de manière occasionnelle vous permettra, par exemple, de multiplier les entraînements sans bouleverser votre organisation personnelle.
 
Dans la même journée il ne vous sera pas possible (et ce ne serait pas raisonnable) d’aligner deux séances «difficiles». Ainsi il est préférable de se prévoir une séance qualitative (fractionné, côtes…) et une seconde en suivant vos envies et l’humeur du jour (en gardant à l’esprit que pour cette seconde séance vous ne devez pas vous remettre dans le rouge…).

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Quels en sont les bienfaits, les avantages ?

Le but premier étant d’augmenter sa charge d’entraînement (pas nécessairement en kilomètres), en la découpant en plusieurs séances pour mieux la digérer. En effet deux séances plus courtes seront plus faciles à récupérer qu’une seule longue. En réalisant une séance de VMA le matin et un petit footing (ou un peu de VTT) le soir, vous travaillez deux formats dans la journée. Si vous le faites en multipliant les différents sports, cela peut vous permettre de voir autre chose et d’éloigner un peu la fatigue morale qui peut s’installer lors de répétitions de séances de course à pied. Le ras-le-bol de la course peut survenir en fin de préparation et cette alternance est en général très bénéfique. L’entraînement croisé apportera quoi qu’il en soit une réelle plus-value à votre progression en course.

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Bi quotidien
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Et les dérives ?

Réalisé de manière anarchique, le biquotidien peut rapidement dégénérer. Il est capital de rester raisonnable. Deux séances par jour, c’est tout à fait réalisable, si en vous trouvez le temps et si vous n’en demandez pas trop à votre corps (alimentation convenable et périodes de récupération adaptées). Il faut garder à l’esprit que cette pratique use davantage musculairement (forcément les efforts sont plus importants) et que la fatigue aidant, le risque de blessure augmente également.

Sans trop vouloir en faire d’un seul coup, il est très simple d’intégrer dans son planning une journée avec deux séances : prenez soin ensuite de bien récupérer. Comme dans toute pratique, à vouloir trop en faire parfois les effets positifs s’effacent. Pire même, vous risqueriez le surentraînement.

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TS MAG

Guillaume Plata, Trail Session Magazine, 2013.

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