Le ravitaillement sauvage en Trail : quelle affaire !

ravito.

Certains, après le Grand Trail des Templiers, ont soulevé le sujet délicat des ravitaillements sauvages et autres joyeusetés prises en flagrant délit le jour de la course. Sans vouloir pointer du doigt qui que ce soit ou porter un jugement sur les pratiques actuelles dans le Trail, j’avais à cœur de vous solliciter sur un sujet épineux qu’est le ravitaillement … La polémique étant au cœur de toutes les discussions du moment, il est peut-être temps de faire évoluer les choses !?!

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En Trail, le ravitaillement est souvent «encadré» par le règlement de la course. En effet, en règle générale les ravitaillements en dehors des zones prévus à cet effet ne sont pas autorisés, mais alors pourquoi ?

Dans un souci d’équité tout simplement, les zones de ravitaillements doivent être les mêmes pour tous afin qu’aucun coureur ne soit «avantagé». Les organisations positionnent les zones de ravitaillement en ayant la connaissance du terrain et de ses difficultés. A mon niveau, je prends avec moi tout le nécessaire, gels, barres de céréales, boissons… mais lorsque la performance prends plus d’importance je conçois que le poids du sac devienne important.

Ne vous est-il jamais arrivé de trouver le temps long entre deux ravitos ? C’est aussi cela le charme du Trail, la fatigue, la difficulté, la bravoure, l’envie de rallier le prochain point d’eau. Une fois la ligne d’arrivée franchie, pour ma part je repense à ces moments de solitude, ces étapes qui me rendent plus fort lorsque je les franchis et j’en suis fier. Dans le gros du peloton, même si ce n’est pas très «sport» on assiste régulièrement à des ravitos sauvages tendus par la famille, les amis ou encore les spectateurs. Certes l’image n’est pas glorieuse mais cela n’a pas d’incidence sur le podium et cela relève d’avantage du signe d’encouragement que de l’assistance pure et dure (avouer que l’enfant qui tend un verre d’eau à son papa qui marque le pas, ne nuit pas véritable à l’image du sport).

Pour les Elites ce n’est pas pareil, l’échange d’une gourde vide contre une pleine à un point stratégique peut réellement emballer la course. La déshydratation, au même titre que la fringale, le coup de chaud ou la chute sont des faits de course et ne devraient sans doute pas être court-circuités par des acteurs externes. Se battre à armes égales, aller chercher au plus profond de soit les dernières ressources dont on dispose pour espérer gagner une place ou deux, c’est ça le sport (de haut niveau).

Aujourd’hui les organisations luttent vraiment contre ces tricheries mais il est clairement impossible de couvrir 100% d’un parcours. Comment lutter contre cette pratique qui noircie l’image du Trail (comme elle a pu le faire dans d’autres sports) ?

Doit-on dénoncer et punir ses adeptes ou les laisser s’assoir sur leur honneur ? Le Team management doit-il être davantage encadré ? Les spectateurs qui assistent à ces scènes n’ont-ils pas un rôle à jouer ?

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TS MAG

Guillaume Plata, Trail Session Magazine, 2013. 

4 comments

  • Pour une étiqueté totale, tous les ravitaillements même en zone spécifique devraient être interdits élite ou pas élite. Chacun devrait pouvoir bénéficier uniquement des ravitaillements prévus par l’organisation. On pourrait alors assister à des courses bien plus stratégiques et encore plus intéressantes. Sur la grande course des templiers par exemple, cette année on a pu voir les 15, 20 premiers se faire ravitailler tels des formules 1 et puis la majorité du peloton se débrouiller seuls aux ravitaillements à part quelques privilégiés. Quand certains peuvent à tout moment prendre des batons, pour les redonner une fois l’ascension terminée, ou laisser leur frontale une fois le jour levé, d’autres doivent porter tout leur matériel pendant toute la course. Certes il n’y aurait pas de bouleversement fondamental au niveau du classement mais cela ajouterait une touche de piment !

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  • Ce genre de polémique n’arrive que sur les courses à fric. La grosse majorité s’en fout. Ils n’ont qu’à faire une course élite avec 50 gus au départ et nous laisser tranquille.

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  • ce n’est pas que sur toutes les courses à fric comme tu dis mais bien sur la majorité des courses !
    après à partir du moment où les élites tout comme le commun des mortels prennent part à la même course, tout le monde devrait respecter les mêmes règles sinon chacun va courir seul où avec ses potes dans sa contrée…

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